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Avant de vous engager

Comment choisirun coachprofessionnel ?

En France, n'importe qui peut se dire coach demain matin : le titre n'est protégé par aucune réglementation. Choisir un coach professionnel revient à vérifier soi-même, sept critères à la main.

Réserver 15 minutesMembre ICFInternational Coaching Federation

Offert, sans engagement, en visioconférence.

Deux personnes debout qui se parlent dans un bureau clair, devant une table blanche
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Géri LefebvreCoach professionnel, membre ICF ·
Une séance de coaching : la personne accompagnée parle, le coach écoute, de dos

Le titre de coach est-il protégé ?

Non

Le coaching est une profession libérale non réglementée en France. Aucun diplôme n'est obligatoire, aucun ordre professionnel n'existe, et le titre peut être utilisé par quiconque.Contrairement aux titres de psychologue, de médecin ou d'avocat, qui sont protégés par la loi.

Tous les coachs ne se valent pas pour autant. La vérification vous revient, et elle se fait en sept critères. Les repères existent : cursus accrédités par une fédération, certifications, codes de déontologie opposables.

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praticiens du coaching dans le monde en 2022, en hausse de 54 % depuis 2019.Source : International Coaching Federation, 2023 ICF Global Coaching Study, résumé exécutif.

Les sept critères qui comptent

1. Une vraie formation au coaching

Ce qui fait un coach s'apprend : questionner sans conseiller, tenir un cadre, supporter le silence. Un beau parcours professionnel n'y suffit jamais. Demandez où la personne s'est formée, sur quelle durée, et si le cursus est accrédité par une fédération.

2. L'appartenance à une fédération, et son code de déontologie

Les principales sont l'International Coaching Federation, l'EMCC et, en France, la Société française de coaching. En être membre engage sur un code de déontologie opposable : confidentialité, absence de conflit d'intérêts, pas de promesse de résultat, orientation vers un autre professionnel quand la situation le demande. C'est le seul engagement que vous puissiez réellement vérifier.

3. La supervision

Un coach sérieux est lui-même accompagné par un superviseur, qui l'aide à prendre du recul sur sa pratique. Posez la question directement. Une hésitation est une réponse.

4. Un cadre écrit avant de commencer

Durée, rythme, tarif, confidentialité, conditions d'arrêt, ce qui est partagé avec l'employeur quand il finance. Tout cela s'écrit avant la première séance et se lit avant de s'engager. Pour cette raison, mon processus d'accompagnement est publié en entier, étape par étape, avant que vous ne réserviez quoi que ce soit.

5. La connaissance de votre terrain, sans en être prisonnier

Un coach qui connaît votre environnement saisit vos exemples sans que vous ayez à les traduire. Repérez celui qui le connaît trop bien et se met à vous dire quoi faire : à cet instant, vous payez du conseil déguisé au tarif du coaching.

6. Un premier échange sans engagement

Il sert à deux choses : vérifier que le coaching est la bonne réponse à votre situation, et vérifier que le courant passe. Un coach qui refuse ce premier échange, ou qui le transforme en argumentaire de vente, vous en dit long sur la suite.

7. Une fin prévue dès le début

Un cycle de coaching a une fin. Un coach qui vous engage sur douze mois dès le départ, ou qui reconduit automatiquement, ne travaille pas pour votre autonomie. Le nombre de séances doit se fixer une fois l'objectif formulé, et le bilan doit permettre d'arrêter.

Coach, thérapeute, consultant, mentor : quelle différence ?

  • Le consultant apporte des réponses. Vous achetez son expertise et ses recommandations.
  • Le mentor partage son expérience. Il a fait le chemin avant vous et vous montre le sien.
  • Le thérapeute travaille sur la souffrance psychique et sur le passé. C'est un professionnel de santé ou assimilé.
  • Le coach travaille sur une situation professionnelle présente et un objectif défini, en vous aidant à trouver vos propres réponses. Il ne conseille pas, ne soigne pas, ne raconte pas sa vie.

Les frontières sont nettes sur le papier et parfois floues dans la pratique. Le critère décisif : un coach sérieux vous dit quand votre situation relève d'un autre accompagnement, et vous oriente. J'y consacre une partie du premier échange.

Les questions à poser au premier échange

  1. Où vous êtes-vous formé au coaching, et sur quelle durée ?
  2. Êtes-vous membre d'une fédération ? Laquelle ? Puis-je lire son code de déontologie ?
  3. Êtes-vous supervisé ?
  4. Comment se fixe le nombre de séances ? Puis-je arrêter avant la fin ?
  5. Si mon entreprise finance, que va-t-elle savoir ?
  6. Exercez-vous une autre activité, du conseil ou de la formation ? Comment les séparez-vous ?
  7. Que se passe-t-il si vous estimez que le coaching n'est pas la bonne réponse pour moi ?
  8. Utilisez-vous l'intelligence artificielle ? Pour quoi, et où passent mes données ? Un coach qui y a réfléchi vous répond en une phrase. Celui qui ne l'a pas fait hésite. Ma réponse est publique : IA et coaching.

Les signaux qui doivent vous faire partir

  • Une promesse de résultat chiffré ou garanti. Le code de déontologie de l'ICF l'interdit, et personne de sérieux n'en fait.
  • Un engagement long imposé avant même d'avoir formulé un objectif.
  • Aucun cadre écrit sur la confidentialité, surtout si un tiers finance.
  • Un coach qui vous vend, au fil des séances, du conseil, de la formation ou un autre programme.
  • Une méthode « propriétaire » présentée comme une solution universelle.
  • Le refus d'un premier échange sans engagement.

Qu'est-ce que vous n'avez jamais dit au coach précédent ?

Cette page suppose que vous choisissez pour la première fois. Beaucoup de gens qui la lisent ont déjà tenté l'expérience : quelques séances, un cabinet, une progression qui n'est jamais venue, et une conclusion toute prête sur la qualité du coach. Cette conclusion est parfois juste.

Avant de la retenir, reprenez la liste de ce que vous n'avez pas posé sur la table pendant ces séances, et regardez s'il s'y trouve un sujet que vous saviez juste. Celui-là, vous pouvez l'apporter dès les quinze premières minutes du suivant.

Et sur ces critères, où est-ce que je me situe ?

Puisque cette page vous invite à vérifier, de quoi cocher les sept cases, dans l'ordre.

Je me suis formé au coaching professionnel chez Coaching Ways France. Je suis membre de l'International Coaching Federation, je prépare l'accréditation ACC, et je travaille dans son code de déontologie.

Je suis supervisé. Je n'accompagne qu'en individuel, avec un cadre écrit avant de commencer, un nombre de séances fixé en séance préliminaire et un bilan qui permet d'arrêter.

Le tarif est public, et il figure sur ce site plutôt que dans un devis : 160 euros HT la séance. Un cycle de six à dix séances : 960 à 1 600 euros HT. La construction de ce montant est détaillée dans prix d'un coaching professionnel.

Je conduis aussi des projets et des formations, sous un autre contrat, et personne ne relève des deux à la fois : quelqu'un dont je dirige le projet ne sera pas en coaching avec moi. Mon parcours d'avant le coaching, seize ans en agence digitale, est détaillé sur la page à propos. Et le premier échange de quinze minutes sert à me les poser de vive voix.

Sources

  1. Houjo, Réglementation du métier de coach : ce qu'il faut savoir et Profession libérale non réglementée coach thérapeute, sur l'absence de réglementation et de titre protégé en France.
  2. International Coaching Federation, 2023 ICF Global Coaching Study, Executive Summary : 109 200 praticiens en 2022, +54 % depuis 2019.
  3. International Coaching Federation, Code of Ethics.
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