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Syndrome de l'imposteur

Vous doutezparce quevous êtescompétent.

Le syndrome de l'imposteur, c'est le sentiment persistant de ne pas mériter sa position, malgré des preuves objectives de réussite. Il touche des personnes compétentes, presque exclusivement.

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Offert, sans engagement, en visioconférence.

Illustration générée par intelligence artificielle : une femme de dos, bras croisés, devant un mur couvert de travaux imprimés et épinglés
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Géri LefebvreCoach professionnel, membre ICF ·
Illustration générée par intelligence artificielle : une femme de dos devant une cloison vitrée où son reflet se dédouble, et derrière la vitre des collègues au travail

Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur ?

Le phénomène a été décrit en 1978 par deux psychologues américaines, Pauline Clance et Suzanne Imes, qui observaient chez des femmes très diplômées une incapacité à s'attribuer leurs réussites : la chance, le hasard, l'indulgence des autres, tout plutôt que leur propre compétence. Le terme s'est depuis étendu à tous les profils, et les études ultérieures montrent que les hommes sont concernés dans des proportions comparables.

1978

Année où Pauline Clance et Suzanne Imes décrivent pour la première fois le « phénomène de l'imposteur ».Source : Clance, P. R. et Imes, S. A., The imposter phenomenon in high achieving women, Psychotherapy: Theory, Research and Practice, 1978.

~70 %

des personnes rapporteraient avoir éprouvé ce sentiment au moins une fois dans leur vie.Estimation fréquemment citée, reprise dans la revue de littérature de Sakulku et Alexander (2011). À lire comme un ordre de grandeur, pas comme une mesure précise.

Trois traits reviennent : attribuer ses succès à des causes extérieures, redouter d'être « découvert », et compenser par un surinvestissement qui coûte cher en énergie et qui, paradoxalement, confirme le sentiment de tricher puisque « il a fallu travailler autant pour y arriver ».

Quatre idées reçues sur le syndrome de l'imposteur

  • Aucune classification psychiatrique ne le répertorie. La littérature parle de « phénomène », un mot choisi pour éviter de le ranger parmi les troubles.
  • La modestie sait ce qu'elle vaut et choisit de se taire. Ici, le doute porte sur la valeur elle-même.
  • Les personnes réellement incompétentes surestiment en général leurs capacités. Douter signale plutôt que vous mesurez l'étendue de ce que vous ne maîtrisez pas.
  • Il traverse des carrières entières et se réveille à chaque changement de niveau, longtemps après les débuts.

Pourquoi s'aggrave-t-il au moment d'une promotion ?

Parce qu'une promotion vous déplace hors du terrain où vous aviez vos preuves. Vous étiez celle qui rattrapait les dossiers impossibles, celui dont le diagnostic tombait juste, la personne qu'on venait consulter : là, vous saviez.

Le nouveau poste demande autre chose, que vous n'avez jamais fait, et pour lequel personne ne vous a formé. Le décalage entre l'image que l'on vous renvoie, « tu vas très bien t'en sortir », et ce que vous ressentez, se creuse. Chaque réunion où vous ne savez pas devient une preuve.

Partout où les repères bougent vite, le phénomène s'amplifie : un outil qui change, une réorganisation, un passage en freelance, et ce que vous maîtrisiez hier se remesure aujourd'hui. Il y a toujours quelqu'un qui semble à l'aise là où vous découvrez. La prise de poste est le moment où tout cela se cristallise.

À qui attribuez-vous ce que vous avez réussi cette année ?

Prenez trois réussites des douze derniers mois et cherchez à qui vous en donnez le crédit. Au travail, le syndrome de l'imposteur se repère à des gestes très ordinaires.

  • Vous préparez trois fois plus que nécessaire, et vous attribuez la réussite à la préparation, jamais à vous.
  • Vous ne demandez pas d'aide, parce que demander reviendrait à avouer.
  • Vous acceptez des charges ou des délais déraisonnables, parce que refuser exposerait vos limites.
  • Un compliment vous met mal à l'aise. Une critique, elle, vous confirme.
  • Vous repoussez une candidature, une prise de parole, une négociation, en attendant d'être « vraiment prêt ». Vous ne l'êtes jamais.

Que change un coaching individuel ?

On vous a déjà dit cent fois que vous êtes compétent, et cela n'a rien changé. Le travail porte ailleurs :

  • sur ce que vous croyez devoir prouver, et à qui, parce que c'est ce qui alimente le surinvestissement
  • sur la façon dont vous traitez vos réussites et vos erreurs, les premières attribuées à la chance, les secondes à vous
  • sur votre définition de « prêt », et sur ce qu'elle vous a déjà coûté
  • sur la conversation que vous n'avez pas, avec votre hiérarchie, avec votre équipe, où vous diriez ce que vous ne savez pas encore.

Ma déontologie m'oblige à le préciser. Le coaching s'adresse à une situation professionnelle présente. Si le sentiment d'imposture s'accompagne d'une souffrance durable, d'une anxiété envahissante ou d'un épuisement installé, la bonne réponse peut être un accompagnement thérapeutique, et je vous le dirai dès le premier échange. Un coach qui ne pose pas cette limite n'en est pas un.

Tant que la réussite revient à la chance et l'erreur à vous, le compte ne tombera jamais juste.

Par où commencer ?

Par quinze minutes de conversation, offertes et sans engagement. Vous posez ce qui se joue, je questionne, et vous ressortez en sachant si un coaching y répond ou si un autre accompagnement vaudrait mieux. Le processus d'accompagnement et les deux modes de financement, par vous ou par votre entreprise, sont écrits en détail. Et si vous préférez me vérifier d'abord, les sept critères sont dans comment choisir un coach professionnel : je m'y soumets.

Sources

  1. Clance, P. R. et Imes, S. A. (1978), The imposter phenomenon in high achieving women: dynamics and therapeutic intervention, Psychotherapy: Theory, Research and Practice, 15(3).
  2. Sakulku, J. et Alexander, J. (2011), The Impostor Phenomenon, International Journal of Behavioral Science, 6(1) : revue de littérature, dont l'estimation de prévalence.
  3. International Coaching Federation, Code of Ethics, sur l'obligation d'orienter vers un autre professionnel lorsque la situation le demande.
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