Premier échange de 15 minutes, offert et sans engagement · Coaching individuel · Lille et à distance · Membre de l’International Coaching Federation · Premier échange de 15 minutes, offert et sans engagement · Coaching individuel · Lille et à distance · Membre de l’International Coaching Federation ·
L'intelligence artificielle ne remplacera pas le coaching, et les études récentes le montrent mieux que les slogans. Mais elle change le travail de tout le monde, le mien compris. Chez Futurs Clairs, l'IA sert à tout ce qui entoure la séance et n'entre jamais dedans. Voici ce que disent les recherches, pourquoi la décision humaine compte davantage à mesure que l'IA s'installe, et comment je l'utilise, tâche par tâche.
Page rédigée par Géri Lefebvre, coach professionnel à Lille, membre de l'International Coaching Federation, ancien développeur et directeur de projets en agence digitale. Sources en bas de page.
La question revient à chaque avancée des modèles de langage, et elle mérite mieux qu'un oui ou un non. Commençons par ce que l'on sait.
6 %
des coachs dans le monde utilisent aujourd'hui des outils de coaching par IA. 19 % ont investi dans une nouvelle technologie au cours de l'année écoulée, et 54 % voient les plateformes technologiques comme une priorité pour répondre aux attentes futures.Source : International Coaching Federation, 2025 Global Coaching Study, enquête PwC auprès de plus de 10 000 répondants dans 127 pays.
114
dirigeants répartis en trois groupes dans un essai randomisé de 2026 : le coaching humain a produit des améliorations significatives de l'atteinte des objectifs, du stress et de l'efficacité perçue, supérieures à celles obtenues avec un agent conversationnel. L'alliance de travail, significativement plus élevée avec un humain, prédisait à elle seule une partie des résultats.Source : de Haan et al. (2026), Human Resource Development International.
La littérature converge : sur des questions ouvertes, identitaires, relationnelles, celles pour lesquelles on vient voir un coach, l'humain garde une avance nette, et cette avance tient à quelque chose que les modèles n'ont pas : une relation. Une revue systématique publiée en 2024 concluait déjà que le coaching en profondeur sur la durée, l'alliance de travail et l'approche individualisée restaient hors de portée du coaching par IA. Rien depuis n'a inversé ce constat.
Cela ne rend pas l'IA inutile. Elle est disponible à toute heure, patiente, structurée, très bonne pour aider à formuler, à ordonner, à se souvenir. Pour la réflexion du quotidien, à faible enjeu, elle rend service. Le modèle qui s'impose est celui d'un coaching augmenté : l'IA pour le quotidien, le coach pour les moments décisifs. C'est ainsi que je travaille.
Pourquoi l'IA rend-elle la décision humaine plus importante, pas moins ?
C'est le point que l'on sous-estime. Quand une organisation confie des tâches, puis des décisions, à des systèmes automatisés, le travail des humains ne disparaît pas. Il se déplace vers la supervision, l'arbitrage et la responsabilité. On appelle cela human in the loop, l'humain dans la boucle : quelqu'un qui valide, corrige, tranche, et répond de la décision. Moins il reste de décisions à prendre à la main, plus chacune pèse lourd. Et plus la personne qui la prend compte.
57 %
des dirigeants estiment devoir apprendre à leurs équipes à penser avec les machines, pas seulement à s'en servir.Source : Deloitte, 2026 Global Human Capital Trends.
Or les décisions qui restent aux humains, une fois l'automatisable automatisé, sont les plus difficiles : ambiguës, chargées de valeurs, engageant des personnes. Ce sont celles qui pèsent sur les managers, les experts référents et les indépendants que j'accompagne. Plus l'IA prend en charge l'exécution, plus la qualité de jugement de celui qui reste dans la boucle devient déterminante, et plus il a besoin d'un endroit où examiner comment il décide. Le coaching est cet endroit. Il ne devient pas obsolète avec l'IA. Il devient plus nécessaire.
Si vous prenez un poste où l'on attend de vous des arbitrages plutôt que des livrables, c'est la même bascule que celle que je décris à propos de la prise de poste. Et si votre métier consiste déjà à tenir des contradictions sans autorité formelle, comme les product managers ou les tech leads, vous vivez le human in the loop tous les jours.
Comment j'utilise l'IA agentique dans ma pratique ?
J'ai été développeur avant d'être coach, et je n'ai pas cessé de construire. Ce que j'ai monté autour de mon activité s'appelle une architecture agentique : des agents d'IA, c'est-à-dire des programmes capables de lire un agenda, de rédiger un rappel, de préparer une facture ou une synthèse, puis d'enchaîner ces actions sous ma supervision. Tout ce qui engage quelqu'un, un courriel, un devis, une date, passe par moi avant de partir.
Pourquoi cet effort ? Parce que le temps d'un coach part rarement dans les séances. Il part dans ce qui les entoure.
1 h 15
par jour : le temps administratif que déclarent les coachs qui jonglent entre des outils séparés pour l'agenda, les paiements et les notes. Ceux qui ont regroupé ou automatisé ces tâches disent récupérer plus de dix heures par semaine.Source : Delenta, Top Coaching Trends 2026, données d'usage des praticiens. Ordre de grandeur cohérent avec le 2023 ICF Global Coaching Study : 11,9 heures de coaching par semaine en moyenne pour 12,2 clients actifs, le reste de la semaine ne se passant pas en séance.
Les postes les plus chronophages sont toujours les mêmes : caler et recaler des créneaux, relancer une facture, préparer les documents d'un financement par l'entreprise, faire de la veille, trier le courrier. Ce sont eux que j'ai confiés aux agents. La frontière est celle-ci.
Devis, factures, relances de paiement, conventions tripartites quand l'entreprise finance
Veille : recherche et synthèse d'études, comme celles citées ici
Préparation de mon propre travail : trames de questionnement, relecture de ma pratique, jamais à partir du contenu d'une séance
Tri du courrier entrant et réponses aux questions pratiques : horaires, lieu, format
Réservé à deux personnes dans une pièce
La séance
L'écoute, le silence, la question que vous évitez
Le cadrage de l'objectif et le bilan
Vos décisions, et la façon dont vous les prenez
La relation, sans laquelle rien de tout cela ne fonctionne
La règle qui ne bouge pas
Le contenu de vos séances ne passe par aucun outil d'intelligence artificielle. Pas d'enregistrement ni de transcription, et aucune note versée dans un modèle. Mes notes sont anonymisées, ne servent qu'à préparer la séance suivante, et sont détruites à la fin du cycle (le détail est dans la rubrique Confidentialité). Sans cette règle, il n'y a pas de coaching possible. Vous ne diriez pas ce qui compte à quelqu'un dont vous ne savez pas où vont les mots.
L'IA me rend du temps. Je vous le rends.
Qu'est-ce que cela change pour vous ?
Plus d'attention. Une pratique allégée de sa logistique, c'est un coach qui arrive en séance disponible, et qui n'a pas passé sa matinée à relancer des factures.
Moins de friction. Réponses rapides, créneaux clairs, documents à l'heure. Ce qui doit être fluide l'est, et ce qui doit rester humain le reste.
Un interlocuteur qui parle votre langue. Si vous travaillez dans le numérique, vous vivez déjà avec ces outils, leurs promesses et leurs limites. Je n'ai pas à me les faire expliquer, et je ne les idéalise pas.
Une garantie explicite. Vous savez exactement où l'IA intervient et où elle n'intervient pas. Peu de praticiens l'écrivent noir sur blanc. Je préfère que ce soit écrit.
Et pour les coachs qui me lisent ?
Si vous êtes coach et que vous vous demandez quoi faire de l'IA, trois principes m'ont servi, et je les partage volontiers entre pairs.
Tracez la ligne avant d'ouvrir un outil. Décidez ce qui n'entrera jamais dans un modèle, écrivez-le, publiez-le. La confidentialité se décide avant les réglages.
Automatisez la périphérie, pas le cœur. Les agents sont excellents pour ce qui se répète et se vérifie : agenda, facturation, veille, écriture. Ils sont mauvais pour ce qui se joue dans une pièce entre deux personnes, et les études le confirment.
Restez dans la boucle. Un agent qui envoie un courriel en votre nom, c'est vous qui l'envoyez. Relisez, corrigez, assumez. C'est le même geste que celui que nous demandons à nos clients managers : superviser sans se dérober.
L'International Coaching Federation a publié un cadre et des standards pour l'usage de l'IA en coaching. C'est une lecture utile pour poser sa propre ligne. Et si vous voulez en discuter, le premier échange n'est pas réservé aux futurs clients.
Sources
International Coaching Federation, 2025 ICF Global Coaching Study, Executive Summary (enquête PwC, 10 000+ répondants, 127 pays) : 6 % utilisent des outils de coaching par IA, 19 % ont investi dans une nouvelle technologie, 54 % y voient une priorité.
de Haan, E. et al. (2026), essai randomisé à trois bras auprès de 114 dirigeants comparant coaching humain accrédité et agent conversationnel, Human Resource Development International.
Artificial intelligence vs. human coaches: examining the development of working alliance in a single session, Frontiers in Psychology, 2024.
Revue systématique sur le coaching par IA (2024) : « le coaching profond à long terme, l'alliance de travail et l'approche individualisée sont hors de la compétence actuelle du coaching IA ».
International Coaching Federation, AI Coaching Framework and Standards et livre blanc The Value of Artificial Intelligence Coaching Standards.
Deloitte, 2026 Global Human Capital Trends : 57 % des dirigeants estiment devoir apprendre à leurs équipes à penser avec les machines.
McKinsey (2026) : 62 % des organisations expérimentent des agents IA.
Delenta, Top Coaching Trends 2026 : 1 h 15 par jour de tâches administratives déclarées par les coachs qui utilisent des outils dispersés, et plus de dix heures par semaine récupérées après regroupement ou automatisation.
International Coaching Federation, 2023 ICF Global Coaching Study, Executive Summary : 12,2 clients actifs et 11,9 heures de coaching par semaine en moyenne par coach praticien.
Plus la machine exécute, plus la personne qui décide compte.