On vous a promu.Personne ne vousa préparé.
Un coaching de prise de poste accompagne une personne pendant les premiers mois d'une nouvelle fonction, le plus souvent un premier rôle d'encadrement ou une promotion. C'est le moment où tout se prend : les habitudes, l'image, la relation à l'équipe. Et c'est le moment où l'on est le plus seul, parce que demander de l'aide semble contredire la confiance qu'on vient de vous accorder.

Qu'est-ce qui se joue vraiment dans une prise de poste ?
On vous a confié ce poste parce que vous étiez bon dans le précédent. C'est logique, et c'est le piège : les compétences qui vous ont fait remarquer ne sont pas celles que le nouveau poste demande. Le meilleur développeur de l'équipe, la meilleure cheffe de projet, l'expert que tout le monde consultait, se retrouvent du jour au lendemain à devoir déléguer ce qu'ils faisaient mieux que personne, arbitrer entre des gens qu'ils appréciaient également, et tenir un cap sans être sûrs eux-mêmes.
Ce qui se joue dans les premiers mois, ce n'est pas la maîtrise des outils du management. C'est votre rapport au contrôle, à la légitimité, à l'inconfort de ne plus produire, à la solitude de la décision. Ces choses-là ne s'apprennent pas dans une formation de deux jours, parce qu'elles ne sont pas des connaissances : ce sont des positions à prendre.
Quelles sont les erreurs classiques des premiers mois ?
- Continuer à faire. Reprendre le dossier, corriger le code, refaire la présentation. Vous gagnez une journée et vous perdez un collaborateur qui aurait appris. Au bout de trois mois, vous faites deux métiers et aucun correctement.
- Vouloir être aimé avant d'être clair. Différer les cadrages nécessaires par peur de casser la relation. La conversation évitée coûte plus cher chaque semaine que celle que vous redoutez.
- Décider seul, tard le soir. Par crainte que solliciter un avis soit lu comme un aveu de faiblesse. Personne ne vous en voudra de consulter. On vous en voudra d'avoir tranché sans comprendre.
- Copier son ancien manager. Le bon comme le mauvais. Sa posture était la sienne, construite dans un autre contexte. La vôtre reste à trouver.
- Attendre que ça passe. Le malaise des premiers mois est normal, mais il ne se résorbe pas tout seul : il se fige en habitudes.
Que change un coaching de prise de poste, dans les faits ?
Il vous donne un endroit où penser à voix haute, sans que cela porte à conséquence. Loin de votre direction et de votre équipe. Un temps où vous ne jouez aucun rôle. Le travail porte sur :
- ce que vous croyez devoir prouver, et à qui, parce que c'est souvent ce qui vous fait reprendre la main au lieu de laisser faire
- la façon dont vous prenez vos décisions quand vous n'avez ni toutes les informations ni le temps de les chercher
- la conversation que vous repoussez, celle que vous savez très bien identifier, et ce qui vous en empêche
- votre posture propre, celle qui n'est ni la copie de votre ancien manager ni le contre-pied
- la relation à votre propre hiérarchie, comment formuler un désaccord vers le haut sans y perdre votre crédit.
Vous repartez de chaque séance avec quelque chose à mettre à l'épreuve dans votre semaine, et on en reparle à la suivante. Le processus d'accompagnement est décrit étape par étape.
Les frameworks de management, vous pouvez les lire en un week-end. Ce n'est pas ce qui vous manque. Ce qui manque, c'est un endroit où examiner ce qui vous empêche d'appliquer ce que vous savez déjà.
Quand commencer ?
Idéalement dans les premières semaines, avant que les premières décisions n'aient figé une image. Mais il n'est jamais trop tard. Beaucoup de coachings de prise de poste démarrent six mois après la nomination, au moment précis où la personne mesure ce que le poste demande vraiment, et où la fatigue commence à se voir. Rien d'anormal : c'est le moment où la question devient concrète.
Qui finance un coaching de prise de poste ?
C'est l'un des cas de financement par l'entreprise les plus fréquents, souvent à l'initiative des RH ou du manager qui a nommé la personne. Le cadrage se fait alors à trois au départ, seuls les objectifs sont partagés, et le contenu des séances reste strictement confidentiel. Vous pouvez aussi le financer vous-même, sans que personne n'en soit informé. Les deux modes de financement sont décrits dans les offres, et la construction du tarif dans prix d'un coaching professionnel.
Est-ce que cela vous concerne ?
Si vous encadrez pour la première fois, si vous venez d'être promu au-dessus d'anciens pairs, si vous avez changé d'entreprise pour un poste plus large, si l'on vous a confié une équipe que vous n'avez pas choisie : oui. Le titre importe peu, chef d'équipe, tech lead, responsable de pôle, directeur de service, la marche est la même. Le premier échange de quinze minutes sert à vérifier que le coaching est la bonne réponse à votre situation, et pas autre chose.
Sources et lectures
- Michael D. Watkins, The First 90 Days, Harvard Business Review Press : la référence sur la période de transition et les pièges de la prise de poste.
- International Coaching Federation, Code of Ethics, sur le cadre de confidentialité applicable au coaching financé par un tiers.
Ce qui touche à la prise de poste
Situation
Tech leads devenus managers
Du meilleur développeur de l'équipe à celui qui fait grandir les autres.
Situation
Product managers
Arbitrer sans autorité hiérarchique, tenir des contradictions.
Sujet
Le syndrome de l'imposteur
Pourquoi il s'aggrave au moment d'une promotion.
Financement
Faire financer par l'entreprise
Le cas le plus fréquent en prise de poste : cadrage à trois, contenu confidentiel.
Où
Un coach à Lille, ou en visio
Présentiel dans la métropole lilloise, visioconférence partout en France.
Vue d'ensemble
Toutes les situations accompagnées
Six façons de se retrouver là, tous métiers confondus.